La Karioska

La Karioska
La Karioska est née d’une sympathique alchimie, union d’un petit groupe de punk (enfin un style du genre, ou plutôt un genre qui essayait d’avoir du style…) et d’une section cuivre découvrant les joies de la fanfare, et partageant le même batteur. Rejoint par deux voix parfois complices, le groupe se réunit tous les dimanches pour développer une musique basée sur le ska, mais puisant son inspiration dans le reggae, la valse, la musique traditionelle austro-slave, le ska-un-poil-core, la musette, la variété, le dub, la salsa et ses rythmes latinos, les bandas, etc…


Victime comme tout le monde des aléas de la vie ( mais surtout des études post-bac), la Karioska a dû remodeler son équipe, aujourd’hui, elle est composée d’un batteur talentueux, d’un guitariste clown et d’un autre aussi chevelu que musclé, d’un adorable percussioniste toujours soutenu par sa copine et sa chienne(vrai de vrai !!), d’un pianiste chaleureux et souriant, du plus beau bassiste au monde, d’un saxophoniste alto un peu déphasé mais surprenant par ses solos magnifiques, d’un autre au soprano qui avec ses dreads est devenu le « sax-symbol » du groupe,d’un artiste barytoniste (enfin, il joue du sax baryton et est artiste juste pour la rime),d’un trompettiste du 3eme age (c’est le doyen du groupe, il a plus de 20 ans !!!), d’une charmante chanteuse dont la voix timide surprend toujours, et enfin d’un chanteur ( ça c’est sûr) accordéoniste ( ça c’est moins sur !!).

Agée d’à peine un an, la Karioska compte déjà une dizaine de concert à son actif, ainsi que deux victoires en tremplins et concours divers, tantôt récompensée par un jury de professionnels, tantôt par un public toujours conquis.

La Karioska compose, écrit, et interprète ses propres morceaux. Elle a récemment enregistré une maquette en studio à Toulouse, et s’est constituée en association.

Nous pourrions bien sûr vous parler en toute modestie de la joie et du bonheur qui se dégage du groupe quand il est sur scène, de l’énergie qui s’en émane, des mélodies entraînantes qu’il propose, de l’émotion qu’il tente de faire partager, mais comme on dit par chez nous, les écrits s’envolent alors que la musique est éternelle, et comme rien ne sert de courir car il faut partir à point, pour se faire une véritable opinion du groupe, il faut le voir sur scène !
# Posté le lundi 12 juillet 2004 17:44

Desmond Dekker

Desmond Dekker
Retour d’un vieux nom emblématique de la musique jamaïcaine. Desmond Dekker (« King of ska ») fait partie, à l’instar d’un Laurel Aitken ou des Skatalites, des « grands-pères » incontournables du ska. Il a beaucoup œuvré pour le rocksteady, l’important en Angleterre au sein de la communauté jamaïcaine immigrée, puis dans les milieux mods et skinnheads.
Sa voix veloutée et souple a marqué ; ses textes évocateurs racontaient la misère des ghettos. Artiste très actif dans les années 60 et 70, on lui doit quelques excellents titres légendaires qui restent, aujourd’hui encore, inscrits dans l’histoire du ska, tels « The Israelites » (classé dans les charts anglais en 69), « 007 (Shanty town) » ou « You can get it if you really want ». Véritable mythe de la Jamaïque, il fut aussi l’un des premiers Jamaïcains à décrocher un disque d’or.
Desmond Dekker poursuit une carrière honnête durant les années 70, malgré l’avènement fracassant de Marley. Années 80, le ska est remis au goût du jour avec le 2-Tone anglais. Les rude boys le redécouvrent ; il collabore avec quelques formations de l’époque. On le croise aussi sur quelques scènes en compagnie de son groupe The Aces. Il sort sporadiquement quelques albums.
2002, après des années d’absence (plus de huit ans), Desmond Dekker revient sur scène. Les adeptes et puristes ne s’y tromperont pas !
# Posté le dimanche 29 août 2004 09:45

Laurel Aitken

Laurel Aitken
The Godfather of Ska, Laurel Aitken fait partie, au même titre que Desmond Dekker et Prince Buster, de cette vague d'artistes jamaïcains qui se sont consacrés à la musique ska. A plus de 70 ans, Laurel continue ses périples scéniques et marque une longévité soutenue et sans faille dans le circuit.

Ce Cubain, né en 1927, émigre à l'âge de onze ans en Jamaïque (West Kingston). Il commence sa carrière musicale dès les années 40 avec des chansons dans le style Nat King Cole. Très vite, il est passionné par tous les sons de calypso, mento, soul et R&B. Il commence à travailler sa propre musique, chantant, dansant, et sort ses premiers singles dans les années 50. 1958, il fait sensation avec « Little Sheila » et « Boogie in my bones » (sur un jeune label en pleine explosion, Island Records).

En 60, il quitte la Jamaïque et s’installe à Londres où il constitue la première communauté jamaïcaine, non loin de Brixton. Il se met à travailler avec Melodisc (qui crée très vite le nouveau label Blue Beat) et produit plusieurs disques toujours dans la même lignée ska, rocksteady et même reggae. Il intégrera aussi Emi, Ska Beat, Direct Records… Pendant cette période, il produit quelques standards incontournables comme « Jesse James », « It’s too late » ou « Pussy Price ». Il est le seul artiste jamaïcain qui parvient à tourner en Angleterre.

Fin des années 70, le 2-Tone explose emmené par Laurel Aitken et Prince Buster. Laurel tourne assidûment avec The English Beat, Secret Affair (…) ; sa carrière est relancée. On lui doit à cette époque le très connu « Rudi Got Married ». A la fin du 2-Tone, il croit fermement en l’avenir de la musique ska et s’associe aux Potato 5, avec lesquels il sortira albums et singles. On le voit aussi à l’écran dans « Absolute Beginners ».

2000, Laurel Aitken est toujours présent sur les scènes et dans les bacs. Tournant un peu partout en Europe et ailleurs, collaborant avec divers artistes ska, comme The Busters, The Toasters ou encore les Japonais de Ska Flames. Considéré comme « The Godfather Of Ska », il demeure un artiste demandé et talentueux qu’aucun rude boy et rude girl ne voudrait rater sur scène ! Même si ces concerts sont toujours un peu rapides et qu’on reste un peu trop sur sa faim ! ! !

INTERVIEW

***Tu es d'origine cubaine et tu as émigré assez jeune en Jamaïque avant de débarquer en Angleterre. Quel souvenir gardes tu de la Jamaïque?

Je suis arrivé en Jamaïque à l'âge de 11 ans, c'était dans les années 30. J'ai travaillé dans l'accueil de touristes sur les ports de Kingstone et Montego Bay. J'attendais l'arrivée des touristes, affublé d'un accoutrement et je les aidais à porter les bagages, je pourvoyais à l'animation le temps de l'arrivée à leur hôtel. C'est là que j'y ai fait l'apprentissage de la musique et de la vie. A l'époque, les musiques à la mode étaient des vieux standards de boogie puis vînt la mode du jazz et du rythm'n'blues. De l'autre côté, on trouvait les musiques traditionnelles à l'île, le mento et la calypso ainsi que des orchestrations de percus. J'en garde un bon souvenir sans vraiment être nostalgique. Un peu quand même.


***Tu es autodidacte?

Oui comme beaucoup de musiciens de l'époque. Seuls les Skatalites avaient eu la possibilité d'étudier la musique via une école. Durant l'attente des touristes, j'apprenais des classiques antillais de mento avec une vieille guitare et je jouais aussi de la rumba box. J'ai ainsi appris la mélodie, les rythmes et les rudiments qui ont servi de base à mes premiers morceaux. j'ai intégré des éléments traditionnels à un boogie rock. C'est comme ça qu'est né le ska.

***On te présente comme étant "The godfather of ska". Te revendiques-tu comme le géniteur du ska?

Oui et ce bien avant que Prince Buster n'ait repris cette formule. De toute manière, il y avait une émulation très saine entre tous les artistes de l'époque que ce soit les Maytals, les Wailers ou les Skatalites. Mais je fus de fait le premier à intégrer des éléments de la musique traditionnelle à la musique noire américaine qui avait débarqué sur l'île. Ca a été le choc des cultures. Je suis persuadé que d'autres seraient arriver à la même alchimie. Le mento et le calypso étaient des musiques de tradition, de fêtes familiales et le jazz, le boogie des musiques à la mode apportées par les touristes et ceux qui avaient eu l'occasion de se rendre aux Etats-Unis et de ramener des disques. J'ai été le premier à rencontrer le succès, ce sera le seul d'ailleurs, avec un boogie rock à la sauce jamaïcaine dans les charts locaux. Il est resté 15 jours en première position. Ca n'a d'ailleurs jamais été égalé depuis. J'ai contribué à l'invention du ska, d'autres après ont apporté leur pierre à l'édifice en accentuant les contre-temps.

***Que s'est-il passé par la suite?

Après mes 15 jours en tête des charts jamaïcains, j'ai tenté une percée en Angleterre. Ca s'est terminé en fiasco . J'étais mal entouré et le manager a tout fait capoté. Je n'avais plus d'autres possibilité de faire valoir l'originalité d'une musique naissante. J'ai été classé comme musique antillaise et j'avais donc peu de chances de dépasser l'audience du marché éthnique.


***Comment se fait-il qu'aucun producteur comme Chris Blackwell n'ait manifesté d'intérêt pour les artistes de la première vague?

Je crois que c'est le lot des créateurs d'un style de ne pas jouir des fruits de leur innovation et de voir d'autres bénéficier d'une reconnaissance plus ample. Alors que le ska en était à ses balbutiements, tous les artistes se sont essayés à une reconnaissance du genre en Angleterre et dans le reste du monde avec peu de chance de voir ce style reconnu. Si Bob Marley a eu une carrière mondiale et une ampleur telle c'est parce qu'il a su s'attirer les grâces d'un millionnaire blanc. L'Angleterre était un peu le laboratoire de tous les artistes de l'époque. Certains sont venus après avec des cartes que nous n'avions pas et des structures auxquelles nous n'avions jamais eu accès. Arriver trop tôt a été le sacerdoce de beaucoup d'artistes.


***Quelle a été ta réaction quand tu as vu que ton public était essentiellement constitué de skinheads?

Il est important pour moi de distinguer les skinheads originels qui ont côtoyé la population jamaïcaine et se sont enivrés de Soul music, de ska et reggae et ceux, d'extrême droite, qui sont malheureusement arrivés plus tard. Pour les premiers, j'ai eu une grande affection parce qu'ils m'ont toujours soutenus et ont une bonne connaissance de la musique jamaïcaine et de ses racines. Avant que j'attire ce public j'étais confiné au marché éthnique. Le flux générationnel s'est perpétué, me restant toujours fidèles avec assiduité. C'est un bon public qui bouge bien, volontaire.


***Tu t'es toujours entouré de musiciens de circonstances que ce soit pour les tournées ou pour ta discographie. Pourquoi?

Parce que c'est plus simple à gérer au niveau des coûts de tournées... C'est une flexibilité qui permet à chacun de faire un peu ce qui lui plaît sans vraiment être lié. J'ai toujours joué avec des musiciens volontaires qui souhaitaient jouer avec moi et avec qui j'ai été heureux d'être. Un groupe, c'est souvent plus fastidieux. En plus le problème est un peu plus délicat parce que je suis présenté en tant que Laurel Aitken, ça n'est pas vraiment un groupe et ça n'est pas non plus un vrai solo. C'est plutôt la rencontre d'un vieux monsieur et de formations plus jeunes qui décident l'histoire d'une tournée de faire scène commune.


***Comment expliques-tu le fait que le reggae ait toujours eu une constante popularité alors que le ska, voué à un auditoire plus restreint connaisse des poussées endémiques de popularité?

Parce que Bob Marley a cristallisé à jamais l'histoire du reggae. Il est la pièce maîtresse du reggae et si d'autres sont dans ce circuit c'est parce que le public associe le personnage Marley de manière induite au reste de la scène reggae. Aussi parce que le reggae a connu des producteurs aux assises solides. Si Island n'avait pas eu tout le catalogue reggae et essemé cette musique par delà les frontières, il n'y aurait pas de la part de la jeunesse une attache aussi profonde. Je crois que la musique jamaïcaine est vraiment la musique de cette moitié de siècle. Mais malheureusement, beaucoup de gens ne voit pas cette musique dans son ensemble et sa globalité. Le Ska et le rocksteady ont été occultés. On l'a réduit à quelques sonorités qu'il est bon d'usiter parfois. Mais il y a un vrai public pour ces musiques. Et si le ska a connu des poussées de popularité, c'est parce que la passion de quelques uns n'a jamais failli.
# Posté le dimanche 29 août 2004 09:51

Alton Ellis

Alton Ellis
Né en 1947 en Jamaïque, Alton Ellis, surnommé "Mr Rocksteady" est une des plus belles voix du reggae. Il a enregistré ses premiers albums avec les Skatalites, et a travaillé dernièrement avec The Dreamlets, groupe japonais de rocksteady, et le groupe de reggae français ASPO.
# Posté le dimanche 29 août 2004 09:56

Judge Dread

Judge Dread
Judge Dread est entré dans le livre des Records Guiness comme le groupe ayant le plus grand nombre de chansons bannies de tous les temps. Aussi fut-il surnommé le roi des Rude Boys. Influencé par le ska et le musichall, il fut au cours des années soixante-dix parmi les artistes reggae les plus populaires.
# Posté le dimanche 29 août 2004 10:01
Modifié le samedi 20 novembre 2004 11:46