Percubaba

Percubaba
Ils sont rennais et ont décidé de jouer les agitateurs depuis 97. Véritable gang (11 personnalités aux origines et parcours divers), ils se sont engouffrés dans la brèche du métissage, incorporant des influences qui vont du reggae à l’afro-beat en passant par le ragga, les ambiances hip hop et même les envolées électroniques d’un rock technoïde !
Point fort de ce jeune combo (23 ans de moyenne d’âge) : un bouillonnement créatif qui va pomper tous azimuts, s’inspirant de l’univers du cirque, de traditions yiddish, de percussions tribales ou de riddims survitaminés. En outre, leur musique, portée par une formation instrumentale riche et diversifiée (batterie, djembé, trombone, sax, trompette, orgue, sans parler de la fameuse tchatche ragga et du chant en français ou anglais), carbure à l’énergie brute et percute avec des textes rentre-dedans et des palpitations sonores excitantes.

Histoire de faire bien les choses, ils ont aussi donné naissance (en 2000) à leur première galette, « Percubaba », 12 titres autoproduits dans la suite logique de leurs concerts.
La scène reste, en effet, leur terrain de prédilection. Avec quelque 200 concerts, le passage dans de nombreux festivals, des premières parties déterminantes (Skatalites, Israël Vibration, Lee Perry…), les Rennais ont montré qu’ils savent « foutre le dawa » et que « mettre le feu à la casbah » ne leur fait aucunement peur ! Certainement, une formation à découvrir sur scène !
# Posté le lundi 22 décembre 2003 05:28

Sinsemilia

Sinsemilia
Suite à une demande je rajoute ce groupe plutot pas mal, j'dirait mm assez cool. Merci à Clafoutis, si vs avez enkor dautre group a m'faire decouvrir allez y, balancez tt.

J'pense ke ya personne d'autre ke le groupe pr expliké leur evolution...j'prend donc un texte de Loucos

A la fin des années 80, 3 copains
qu'anime une passion commune du reggae,
décident de monter un groupe. Rien de bien extraordinaire.


Aucun des trois ne savait trop par quel bout prendre une guitare; mais bon, ils s'y sont mis peu à peu en reprenant des morceaux qui leur étaient chers (du Marley entre autres) et surtout qui n'étaient pas trop compliqués, parce que...

Le Reggae, à l'époque c'était quasi ringard; Il y avait qu'un groupe pour tout Grenoble, qui a vite tourné ragga muffin, d'ailleurs (positive struggle). Ca commençait à fumer quelques spliffs en douce avec la trouille de se faire lever par les parents qu'auraient pas bien saisi la portée mystique du geste.

De temps à autres, ça poussait les meubles de
la cuisine pour faire une place à la batterie et...tabaze!

Quelques mois plus tard, il y avait déjà un local de répette, un nom: SINSEMILIA, et une quinzaine de collègues qui profitaient des répétitions pour taper le squat. Petit à petit, le groupe s'est agrandi; un percu (Rouquin), un batteur (Ivan), un sax (Pierrot), des choristes (Mag et Lilia), une saxo(Carine), Chid qui s'occupait de l'ampli, une pianiste (Severine) et un autre sax (Loucos).

Cette petite formation a commencé à faire
quelques concerts où les pôtes des uns et des autres
arrivaient à remplir pas mal les plus petites salles
du coin et assuraient l'ambiance. Les tauliers étaient
contents, le public et nous aussi.

On les retrouve 2 ans plus tard (aprés quelques va-et-vient dont on vous épargnera les détails), avec la formation actuelle; Zaz est maintenant au piano, Fafa à la trompette, plus de choriste, et les repettes se font à 20 km de Grenoble pour tenter d'éloigner un peu les curieux (parce que c'étaient plus des repétitions, c'étaient des concerts).

Mike a pris en main l'organisation de tout depuis le début; trouvant toutes les dates, en essayant que chacune soit mieux que la précédente. De fil en aiguille, on les retrouve au summum de Grenoble devant 3000 personnes.

L'album venait juste de sortir; on s'était un peu
ruiné pour se payer ce luxe. On a fait ça chez un vieux crooner avec qui on avait un peu de mal à se comprendre; Mais bon, on y est quand même arrivé.

C'est à partir de l'album qu'il a fallu trouver quelqu'un pour remplacer Mike au management, parce que le boulot devenait un peu trop dur pour un mec seul, devant assurer la compositon des morceaux, les repettes et les concerts.

C'est là qu'on a rencontré Franck, déjà expérimenté
dans le management, et qui a tout de suite compris comment
on fonctionnait. Humainement, ça le faisait bien aussi, ce
qui a toujours été la condition pour tous ceux qui ont, et
travaillent encore, avec nous.

L'album a bien marché; au delà de nos espérances
même. Petit à petit, la famille a grandi; Neveu (road), Pat (régie)
Phil (qui seconde francky sur les tournées), Monster qui
bichonne nos oreilles aux retours-scène, Fred aux lumières
et Alain, biensûr, le chauffeur du bus à qui nous confions
nos vies sur toutes les routes de France.

En 97, il était temps de penser au second album;
on voulait pouvoir le faire dans de meilleures conditions
que le premier, et qu'on puisse le trouver partout.
C'est pour ça qu'on a décidé de signer. Il fallait une
boite qui nous laisse toutes les libertés pour la musique.
Les tractations ont été longues, surtout pour faire le tri.
On ne voulait ni des requins, ni trop des agneaux; seulement des
gens motivés qui savent bosser et comprennent ce qu'on attend
d'eux.
Je crois qu'on s'est pas trop trompés, et on leur doit
beaucoup. Maintenant, reste à espèrer que la route qui nous
reste à faire ensemble sera encore longue...

Loucos
# Posté le samedi 21 février 2004 14:18

Horace Andy

Horace Andy
Horace Hinds est né en 1951
en Jamaïque. Vers l’âge de vingt ans, il rejoint le mythique Studio One. Sous la férule du maître des lieux, Coxsone Dodd, il développe son talent de chanteur et de compositeur. Il devient Horace Andy en hommage à Bob Andy, méga-star jamaïcaine des sixties.

Horace ne perdait pas au change. Longtemps, il fut handicapé par son nom de famille, tout le monde en Jamaïque le comparant à son oncle, Justin Hinds, le roi du ska. Adolescent, Horace était en outre surnommé ‘Sleepy’ pour sa nonchalance. Va pour Andy, donc.
De toutes façons, Horace se verra affublé de multiples surnoms tout au long de sa carrière, jusqu’à être comparé à la douceur du sucre, comme le rappelle le sous-titre de cette chronique. En quelques années seulement, il supplanta tous ses prédécesseurs par son style inimitable et sa voix de falsetto. Entre 1970 et 1972, c’est-à-dire à ses tous débuts, il avait déjà accouché d’une bonne partie de son œuvre, en enregistrant Fever, Mr. Bassie, Skylarking, See a man’s face et quelques autres morceaux légendaires.

Pourtant, le premier titre d’Horace, Something on my mind, ne rencontre pas le succès espéré. Le Studio continue malgré tout de soutenir Horace, convaincu que sa voix et ses talents d’écriture le vouent à une carrière brillante. Aujourd’hui, ce premier enregistrement est devenu une bonne vieille rengaine reconnue comme un classique du genre.

Le succès survient avec Skylarking, un morceau planant construit sur un riff simplissime et entêtant. Horace y fait entendre une voix chaude et fragile, basse et grave, comme s’il s’agissait d’une discussion intime. Elle raconte la rêverie solitaire du rasta qui contemple le ciel. Bientôt, les producteurs jamaïcains s’arrachent le jeune prodige : Keith Hudson, Augustus Pablo, Derrick Harriot et Niney The Observer l’emploient à tour de rôle. Bunny ‘Striker’ Lee, éleveur de talents, reste malgré tout celui avec lequel Horace délivrera ses créations les plus abouties, rassemblées pour partie dans l’album The prime of Horace Andy.

Dans les années 80, Horace trimbale sa fausse nonchalance de Kingston à Londres et New-York, participant à diverses aventures numériques. Le guv’nor (autre surnom) apporte son soutien aux jeunes artistes anglais, américains et jamaïcains. Chaka Demus & Pliers, entre autres, bénéficieront de son concours. Installé aux Etats-Unis et dans la discrétion, Horace Andy a laissé sa légende se construire seule. La suite est connue : Massive Attack l’invite sur son premier album pour agrémenter ses créations de sa voix suave. Le succès des premiers entraînera la redécouverte du second, si bien que la promo de son dernier album, Living in the flood, n’hésitera pas à le présenter comme "le chanteur de Massiv Attack".

Trois bons albums valant mieux qu’une longue bio, retour sur l’œuvre du rasta trip-hop.
# Posté le samedi 21 février 2004 14:27

UB40

UB40
En 1977 se forme autour des deux frères Campbell une grappe de six musiciens reggae et dub, tous issus de Birmingham. Symboliquement, ils empruntent leur nom à un formulaire d'inscription pour le chômage. Après neuf albums et la création à la fin des années 80 de leur propre label, DEP International, UB40 sort un best-off 1980-200. Autant dire qu'on à pas fini parler d'eux !!!
# Posté le samedi 28 février 2004 06:19

Anthony B

Anthony B
Le chanteur reggae Anthony B, de son vrai nom Keith Blair, naît à Clarks Town en Jamaïque. Durant sa jeunesse, il se produit dans des églises puis fait ses débuts en tant que DJ avec le sound system local Shaggy Hi-Power. En 1988, il s'installe à Portmore et sort son premier disque The Living Is Hard en 1993. Son premier album sort trois ans plus tard et s'intitule Real Revolutionary. Il est suivi de Universal Struggle un an plus tard. Anthony B revient en 1999 avec Seven Seals. Deux ans plus tard il sort un nouvel opus More Love. En 2002 paraît un live enregistré lors de son passage à Toulouse Live In The Battle Field.
# Posté le samedi 28 février 2004 06:23