Black Uhuru

Black Uhuru
Fondée en 1974 par Derrick « Ducky » Simpson (né Je 24-6-1950 à Kingston, Jamaïque), Donald « Don Carlos » McCarlos [Euvin Spencer] (né le 29-6-1952 à Kingston) et Rudolph « Garth » Dennis (né le 2-12-1949 à Kingston) sous le nom d’Uhuru (« liberté » en swahili), la formation d’origine enregistre une version du « Romancing The Folk Song » de Curtis Mayfield pour la marque Top Cat du studio Dynamic’s à Kingston. Seul, Ducky Simpson s’associe ensuite à Michael Rose, qui devient le chanteur principal du groupe. Rose est un dur venu du quartier de Waterhouse. Il a déjà enregistré pour le producteur Winston « Niney » Holness la version originale du succès « Guess Who’s Coming To Dinner » (inspiré par le film avec l’acteur noir Sidney Poitier Devine qui vient dîner ce soir). Ducky Simpson engage Errol Nelson (des Jayes) à compléter son nouveau trio vocal. Ils enregistrent quelques 45 tours qui formeront l’album Love Crisis (réédité sous le nom de Black Sounds Of Freedom en 1981 par Greensleeves) pour Prince Jammy en 1977. Une version de « Shine Eye Gal » avec Keith Richards à la guitare est publiée à cette époque.
# Posté le samedi 28 février 2004 06:48

Israel Vibration

Israel Vibration
Israel Vibration se compose de trois jamaïquains qui se rencontrent au milieu des années 70 grâce à Dr Dread du label RAS Records. Leur premier album Same Song sort en 1978. Il est suivi par l'album Unconquered People. Le groupe se sépare dans les années 80 et revient en 1989 avec Strength of Life. Pendant dix ans, Israel Vibration enregistre presque vingt albums dont les remarqués Feelin' Irie!, Israel Dub et Free to Move, sortis tous les trois en 1996. En 1999, le groupe de reggae roots signe Practice What Jah Teach, puis l'album Jericho en 2000. En 2002 parait Fighting Soldiers.
# Posté le samedi 28 février 2004 06:51

Burning Spear

Burning Spear
Chanteur de reggae jamaïcain, 1969 : né en 1948 à Saint Ann’s Bay, Jamaïque.

Émule de Bob Marley, Burning Spear est doté d’une voix incomparable, incantatoire et suppliante, qui confère une dimension très particulière à ses chansons. Il est considéré par beaucoup comme l’homme qui a repris le flambeau rastafari après la disparition de Marley.


Burning Spear, la « Lance enflammée », est un surnom belliqueux emprunté au premier président kenyan Jomo Kenyatta (qui a été d’abord le chef des Mau-Mau, la fraction armée de la tribu Kikuyu qui avait ravi le pouvoir à la minorité blanche en semant la terreur dans les années 50 et 60 au Kenya). Le « Spear » a été élevé, comme le grand leader noir Marcus Garvey, dans la petite ville de Saint Ann, sur la côte nord jamaïcaine. Bob Marley, originaire de la même région, l’a encouragé à rendre visite au producteur Clement « Coxsone » Dodd chez Studio One en 1969. Lors de sa rituelle audition dominicale, ce dernier a d’abord retenu l’excellent « Door Peeper », un sombre morceau qui semble remonter du fond des âges, un des tout premiers manifestes rastas à voir le jour. Spear a enregistré d’autres 45 tours pour Dodd pendant cinq ans. Ils sont pour la plupart réunis sur deux albums, Studio One Presents Burning Spear et Rocking Time, restés d’indispensables classiques comme beaucoup des premières réalisations d’artistes découverts par Dodd. Déçu par sa rémunération, et malgré des merveilles d’une grande pureté comme « Rocking Time » ou « Ethiopians Live It Out », Spear accepte l’offre de Jack Ruby qui réalise en 1975 l’album Marcus Garvey, instantanément et unanimement considéré depuis comme son chef-d’oeuvre. Les disques lsland à Londres ont aussitôt signé avec Burning Spear et distribué ce disque incontournable, remixant et accélérant au passage certains titres, au grand dam des critiques (le son d’origine est toujours disponible sur vinyle en import jamaïcain). Le remixage instrumental dub effectué en Jamaïque, Garvey’s Ghost (1976), est lui aussi indispensable ; c’est sans doute le disque idéal pour découvrir le dub (il est aujourd’hui couplé à l’album Marcus Garvey en CD).

Dès lors, les 45 tours de Burning Spear sortent sous la propre marque de leur auteur, Spear, et sont publiés en album par Island hors de la Jamaïque. Suivent Man In The Hills, réalisé par Jack Ruby, puis Dry & Heavy (1977) qui reprend plusieurs des succès du Spear chez Studio One (il l’arrange, le réalise et le produit lui-même). Peu après, sur les traces de Bob Marley un concert a lieu au théâtre Rainbow de Londres. Il est accompagné par un jeune groupe anglais, Aswad, et la section de cuivres de Bobby Ellis. Un disque en public, Burning Spear Live, est enregistré. Spear a ensuite quitté Island et coréalisé en 1978 avec Karl Pitterson un autre chef-d’oeuvre, Marcus Children, son meilleur disque depuis Marcus Garvey. Celui-ci est également réalisé avec Aswad, et sort en Europe sous le nom de Social Living (Blood & Fire-Night & Day). Puis Hail H.I.M. (EMI), enregistré au studio Tuff Gong de Marley (avec son bassiste Family Man), est une autre perle de cet âge d’or. Ces deux excellents disques existent remixés en versions dub sous le nom deLiving Dub Volumes 1 & 2. Burning Spear organise alors ses affaires en sociétés autonomes nécessaires à son existence.
A ce stade de sa carrière, malgré des difficultés financières, il est déjà au sommet de la liste des artistes de reggae à renommée internationale. La disparition de Marley en 1981 laisse une place vacante ; le Spear n’a pas l’ambition de la combler, mais sa voix, ses concerts incessants et une discographie solide l’ont imposé comme le leader international du reggae rasta traditionnel au moment où le son jamaïcain bascule dans le tout-numérique des styles dance-hall. Malgré la qualité constante de ses concerts, on ressent un imperceptible déclin; un manque de renouvellement artistique dans le son de ses disques autoproduits, qui pourtant restent toujours bons. La magie des années 70 a disparu, mais ses disques se vendent. Il signe avec la marque américaine Heartbeat (Média 7). Après Farover (1982), c’est Fittest Of The Fittest (1983), et le réussi Resistance (cité pour une récompense Grammy en 1984). Il signe avec la marque anglaise Greensleeves pour People Of The World (1986), Mistress Music (1988) et le double Live In Paris : Zénith ‘88. En 1990, il retourne chez les disques Island (Déclic en France) pour Mek We Dweet, puis Jah Kingdom (1992), Live 1993, le bon The World Should Know (1993) et Rasta Business (1995), qui se vend particulièrement bien. En 1996 paraissent Living Dub Vol. 3 et la double compilation Chant Down Babylon : une anthologie des deux périodes Island qui sort en même temps qu’un Best Of Burning Spear qui, lui, réunit d’autres titres des années 80 et 90 sortis chez Déclic. Après deux grandes tournées aux Etats-Unis (1995-1996) est publié Appointment With His Majesty (Burning Music-Jahmin’-Média 7, 1997), un autre très bon disque. Burning Spear a été cité six fois pour le titre Grammy de l’album de reggae de l’année au cours de sa carrière. La constance inaltérable et mystique avec laquelle il chante des thèmes du rastafari l’a peu à peu élevé au rang des plus grands noms du reggae traditionnel.
# Posté le samedi 28 février 2004 06:58

ziggy marley & the melody makers

ziggy marley & the melody makers
Ziggy [David] Marley (chanteur et guitariste) né le 17-10-1968 à Kingston, Jamaïque;Stephen Marley (chanteur), né le 20-04-1972 à Londres, Angleterre;Sharon Marley Prendergast (choriste), née le 23-11-1964 à Kingston; Cedella Marley (choriste), née le 23-08-1967 à Kingston.

Fils de Bob Marley. Composée de quatre enfants de Bob Marley, cette formation a connu dès 1988 aux Etats-Unis un succès bien plus grand que celui du père grâce à un reggae léger et mélodieux ouvert à l’influence du hip-hop.


Des douze enfants connus de Bob Marley, seuls Cedella, Ziggy et Stephen sont le fruit de son union légitime avec sa choriste Rita. Sharon, première fille naturelle de cette dernière, est adoptée par le couple Marley dès son mariage en 1966. Elevés d’abord dans le dur ghetto de Trench Town à Kingston, les enfants voient le succès international de leur père en 1975 modifier leur destin. Entourés de musiciens, comme beaucoup de Jamaïcains, ils sont très précoces, jouent de la musique dès leur plus jeune âge et accompagnent souvent leurs parents en tournée. Fin 1979, loin du circuit des sound systems et des producteurs où la compétition est très forte, les quatre frères et soeurs forment les Melody Makers alors que la carrière de leur père est à son zénith. Ils enregistrent «Children Playing In The Streets», un premier 45 tours composé pour eux par Bob Marley, qui le grave pour sa marque Tuff Gong. On les voit danser avec lui sur scène à plusieurs occasions, comme à la cérémonie d’indépendance du Zimbabwe en 1980. Après les 45 tours «Sugar Pie» et «Trodding» en 1980, ils sont sur scène avec leur mère et les Wailers aux obsèques nationales de Marley en 1981.

En 1981, Rita hérite de l’immense fortune du chanteur et entame à son tour une carrière solo qui produira plusieurs succès. Le 45 tours «What A Plot», chanté par Ziggy et publié l’année suivante sous la marque Rita Marley Music, est un succès dans l’île. La voix du jeune prince ressemble beaucoup à celle de son prophète dc père, ce qui frappe les consciences de l’île avec force. Manquant encore d’un style personnel, le premier album des Melody Makers, le prometteur et commercial Play The Game Right, publié en 1985 chez Tuff Gong (distribué par EMI), recueille tous ces premiers enregistrements où le quatuor vocal est entièrement accompagné par les musiciens de Bob Marley. En 1986, ils publient Hey World! (EMI) avec Sly & Robbie. Ils manquent encore de maturité, mais leur signature avec les disques Virgin donne Conscious Party, réalisé par Tina Weymouth et Chris Frantz de Talking Heads en 1987. Ancré comme toujours dans la foi rastafari, l’album contient le reggae «Tumblin’ Down», leur premier gros succès américain. De son vivant, leur père rêvait de réussir aux Etats-Unis, mais, malgré le classement de son album Rastaman Vibration dans les dix meilleures ventes en 1976, il n’y avait jamais véritablement obtenu une chanson à succès. Les Melody Makers, eux, sont constamment en tournée mondiale : Ziggy interprète alors beaucoup de chansons de son père sur scène, même si, à l’arrivée, il en a enregistré très peu.

Il faut attendre One Bright Day (1989) pour que le groupe consolide quelque peu ses faiblesses de composition et signe des chansons comme «Black My Story». On y entend les véritables débuts de Stephen, qui chante dans le style DJ (rap) pour «Look Who’s Dancing». L’album Jahmekya (Virgin, 1991) contient le «Rainbow Country» du père. Joy And Blues (Virgin, 1993), considéré par beaucoup comme le meilleur album des Melody Makers, contient notamment la chanson «Garden», qui est un gros succès radiophonique sur Irie FM en Jamaïque. Pour ne plus être boudé par les sound systems, Ziggy grave plusieurs dub plates - gravures uniques où il reprend des chansons de son père pour des DJ locaux, ce qui est très bien accueilli. Joy And Blues révèle aussi le talent de Stephen, qui chante là son «Rebel In Disguise», souvent considéré comme le meilleur de tous les enregistrements du groupe. La notoriété aux Etats-Unis et une nouvelle maison de disques lui font négocier un virage artistique avec Free Like We Want 2 B (Elektra, 1995). Les influences du hip-hop et de la pop américaine se font progressivement sentir, alternant désormais avec le reggae. Les deux soeurs choristes prennent le micro pour le reggae «Today», et Stephen récidive avec le réussi «Tipsy Dazy» qui brille dans ce disque. Il participe à un enregistrement et à une vidéo (où l’on voit aussi Ziggy et ses soeurs) de «No Woman No Cry» avec les Fugees, tandis que son demi-frère Rohan, champion de football américain, a un enfant de leur chanteuse Lauryn Hill.

Trois autres demi-frères, Kymani, Damian et Julian Marley, proches des Melody Makers, ont entamé parallèlement une carrière de chanteurs, très présents sur la scène internationale. Mais leurs premiers disques, très marqués par l’image de Bob Marley, n’ont pas pour autant l’envergure de ceux de leurs frères et soeurs aînés. Avec Fallen Is Babylon (1997), les Melody Makers ont laissé de côté les rythmes reggae proprement dits (le «Long Long Winter» de leur père est même ici repris sur un rytlune hybride). Ce revirement déroute le public, notamment en France, où l’on comprend mal que les enfants de Bob Marley enregistrent une pop américaine parfois peu inspirée. La maturité de Ziggy lui permet néamnoins quelques réussites, notamment le «People Get Ready» de Curtis Mayfield, adapté en reggae, comme l’avait déjà fait son père (une seconde version du même titre figure dans ce même CD, cette fois sur un rythme plus hip-hop).
# Posté le jeudi 11 mars 2004 15:18

Culture

Culture
Joseph Hill (chanteur) ; Albert [Ralph] Walker (choriste) ; Kenneth Paley alias Roy S. Dayes (choriste) ;

Longtemps accompagnés par les Revolutionaries de Sly & Robbie qui ont décuplé leur succès, ce trio vocal de Kingston (Jamaïque) est l'un des grands noms du reggae des années 70, devenu le symbole d'un style succulent et élaboré. Il participe activement à la diffusion de la culture rastafarienne dans le monde.



En 1972 Joseph Hill enregistre un premier 45 tours en solo pour «Coxsone» Dodd, «Behold The Land», publié chez Studio One (réédité sur la compilation Full Up - The Best Of Studio One VoL 2 et en maxi-45 tours sous le nom de Culture). Hill est aussi instrumentiste au sein des Soul Defenders. Mais il abandonne les affaires musicales et se consacre à une vie rurale pendant quatre ans. Les Rastafaris, jusque-là une minorité de parias persécutés dans toute l’île, commencent à obtenir un certain respect à la suite du succès mondial de Bob Marley, un rasta devenu soudain héros national. Vivant dans les collines au-dessus de Kingston, Joseph Hill, lui aussi un rasta pieux, décide de se remettre à chanter. Son cousin Albert le convainc de réunir un trio d’harmonies vocales. Kenneth les rejoint et ils forment tes African Disciples, vite rebaptisés Culture. Après quelques mois de répétitions à la campagne, ils descendent en ville auditionner chez le producteur Joe Gibbs, qui les enregistre immédiatement. Leur premier 45 tours, l’impeccable «See Dem A Come », est un succès. Possédé par une force mystique, Hill chante avec une énergie soul venue des profondeurs de sa foi intense. Exhortant à la dignité rasta, il est porté dans son appel au combat intérieur par les somptueuses vagues d’harmonies de ses choristes. Et, comme les populaires Mighty Diamonds, Culture profite de l’accompagnement des Revolutionaries de Sly Dunbar (avec Lloyd Parks à la basse) qui révolutionnent le reggae avec les irrésistibles et énergiques nouveaux rythmes rockers au tempo si rapide.

Un jour, Joseph Hill a une vision dans un autobus. Il comprend que l’année 1977 approchante sera celle du Jugement et que les injustices seront réparées par les deux «Sept» s’entrechoquant, une chanson qui va donner son nom au premier album de Culture: Two Seven Clash. C’est un si gros succès qu’en superstitieuse Jamaïque, le septième jour du septième mois (juillet) de 1977, beaucoup de gens n’osent pas sortir de chez eux. Cette même année, la vague punk déferle en Grande-Bretagne et le nom de l’album rappelle le nom du groupe phare The Clash (qui a lui aussi fait de 1977 un chiffre symbole). La première génération d’origine jamaïcaine arrive à maturité en Angleterre (le Royaume-Uni a accordé son indépendance à la Jamaïque en 1962), et ce disque attire l'attention de beaucoup d’adolescents. Produit par Joe Gibbs, sorti chez Lightning-WEA à Londres (et réédité en CD par Shanachie), c’est un classique instantané en Europe malgré un son purement jamaïcain. Son énergie et son tempo très rapide tranchent avec le reggae plus lent et doux de la période précédente, présentant un style adjacent à celui du rock punk, qui lui a pris le mors aux dents. Au moment où sort Baldhead Bridge, un second album réussi chez Joe Gibbs et ses Professionals (réédité par Shanachie), Culture signe un contrat intemational avec les disques Virgin. Ils enregistrent un nouveau classique, Harder Than The Rest (avec Sly & Robbie), au studio Treasure Isle pour la marque High Note de la productrice Sonia Pottinger. Une partie des bandes (avec les mixages jamaïcains d’origine) sort aux États-Unis sous le nom d’Africa Stand Alone (1978), et les mixages grand public en Europe chez Virgin. Le morceau «Stop The Fussing And Fighting» est un gros succès.

A la fin des années 70, Culture publie une dernière salve de disques exquis, comptant eux aussi parmi les plus beaux de l’âge d’or du reggae, dont : Cumbolo et International Herb. Le succès de Culture est décuplé par la personnalité exubérante de Joseph Hill, qui a une présence scénique exceptionnelle. La compilation Too Long In Slavery (Virgin, 1990) résume cette période dont l’intégrale est d’un haut niveau. Un remarquable album de remixages dub d’époque, Culture In Dub-15 Dub Shots sera publié par Hearbeat en 1994. Il contient certains des meilleurs rythmes reggae rockers originaux créés par les Revolutionaries pour le trio. Culture quitte Virgin en 1981 et entame une période de déclin. Après Lion Rock (Sonic Sounds, 1982, réédité par Munich-Network Night & Day), où le nom de Hill est mis en avant au détriment des deux autres, le groupe se sépare. Il faudra attendre 1986 pour que ressuscite cette formation historique avec Culture In Culture, au tempo lent (Blue Track, 1986, réédité par Munich-Network Night & Day), mais le style des Revolutionaries, intimement lié à sa grande époque, lui manque cruellement. C’est ensuite Culture At Work (Shanachie, 1986), Nuff Crisis (Bloc Mountain, 1988), Good Things (RAS-Blue Moon, 1989), Wings Of A Dove (Shanachie-Musidisc, 1993), Trod On (Heartbeat, 1993) et One Stone (RAS-Média 7, 1996), bien plus réussi.
# Posté le samedi 13 mars 2004 04:41
Modifié le samedi 13 mars 2004 05:11